jeudi, février 12, 2026
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Crise à l’Agence Anti-Corruption : Salaires impayés, arrestations, grogne sociale… Le scandale éclate à Kaloum !

L’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption et de Promotion de la Bonne Gouvernance (ANLC-PBG) est secouée par une crise interne d’une rare intensité. Depuis plusieurs semaines, des agents dénoncent des dysfonctionnements graves, notamment le non-paiement prolongé de salaires, la réduction du personnel et la suppression de certains avantages sociaux.

Le point culminant de cette grogne a été atteint le 3 juin dernier, lorsqu’un groupe de travailleurs a organisé un mouvement de protestation devant les locaux de l’institution. La réaction des autorités ne s’est pas fait attendre : quatre manifestants ont été interpellés et présentés devant le procureur du tribunal de première instance de Kaloum.

Ce mercredi 11 juin 2025, les quatre agents ont comparu devant le juge d’instruction, assistés de leur avocat, Me Salifou Béa. Ils ont bénéficié d’une mise en liberté provisoire, mais restent à la disposition de la justice, avec une nouvelle convocation prévue dans deux semaines.

Les travailleurs réclament le départ du secrétaire exécutif, Mohamed Béreté, accusé de mauvaise gestion. Parmi leurs principales doléances figurent :

  • Le rétablissement des salaires impayés, certains agents affirmant n’avoir rien perçu depuis plusieurs mois ;
  • La restitution des dotations en carburant, supprimées depuis août 2024 ;
  • La réhabilitation des 34 agents contractuels, dont les contrats ont expiré en avril mais qui continuent de travailler sans statut légal.

Sous couvert d’anonymat, plusieurs employés dénoncent une situation devenue intenable :

« Nous avons contracté des prêts bancaires, mais nous sommes sans salaire depuis des mois. Et pendant ce temps, le secrétariat exécutif nie les faits publiquement, ce qui est complètement faux », confie un agent.

D’autres pointent du doigt des décisions jugées incohérentes :

« Malgré les efforts prétendus de Mohamed Béreté, validés par certains responsables, il continue de vouloir réduire les effectifs et baisser les salaires », déplore une autre source interne.

Me Salifou Béa, avocat des travailleurs poursuivis, s’est refusé à tout commentaire sur le fond de l’affaire. Il a simplement indiqué que la procédure suit son cours normal.

Ce climat de tension à l’ANLC-PBG jette une ombre sur une institution censée incarner la transparence et l’intégrité. En attendant l’issue judiciaire, les regards restent tournés vers les autorités, appelées à trancher entre gestion autoritaire et revendications sociales légitimes.

Par F. Keita

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