Le procès en appel de Dr Ibrahima Kourouma, ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, et de son ancien directeur administratif et financier (DAF), Mohamed V. Sankon, s’ouvre ce mardi 21 octobre 2025, devant la chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).
Le dossier, déjà enrôlé, marque la reprise d’une affaire emblématique des poursuites judiciaires engagées contre les anciens gestionnaires publics soupçonnés de malversations financières.
Initialement prévu pour le 29 juillet 2025, le procès en appel de l’ancien ministre avait été reporté à plusieurs reprises, d’abord en raison de l’absence des conseils de l’Agent judiciaire de l’État, puis pour cause de non-disponibilité d’un conseiller au sein de la cour.
Cette fois, sauf nouvel imprévu, le dossier sera effectivement examiné ce mardi, dans un contexte de forte attente médiatique et institutionnelle.
Le 14 mai 2025, la chambre de jugement de la CRIEF avait reconnu Dr Ibrahima Kourouma coupable des faits d’enrichissement illicite. Il avait écopé de 4 ans de prison ferme, assortis de la confiscation de la quasi-totalité de ses biens.
Son co-accusé, Mohamed V. Sankon, alors directeur administratif et financier du même ministère, avait pour sa part été relaxé pour délits non constitués.
Le ministère public, insatisfait du verdict, avait interjeté appel, estimant que la relaxe de Sankon et la peine infligée à Kourouma ne reflétaient pas la gravité des faits reprochés.
Ce procès en appel intervient dans un contexte où la CRIEF intensifie sa politique de reddition des comptes et de lutte contre la corruption au sein de l’administration publique.
L’affaire Kourouma, par son ampleur et son caractère politique, est devenue l’un des symbole forts de la gouvernance de transparence prônée sous la Transition.
L’audience de ce mardi 21 octobre s’annonce donc déterminante, tant pour les deux anciens responsables du ministère que pour la crédibilité de la juridiction anti-corruption guinéenne.
Par M. Diallo






