La machine judiciaire se remet en marche. La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a annoncé l’ouverture, ce jeudi 15 janvier 2026, des procédures en appel visant deux figures emblématiques de l’ancien régime : Dr Ibrahima Kassory Fofana, ex-Premier ministre, et Mohamed Diané, ancien ministre de la Défense nationale.
Cette nouvelle étape judiciaire intervient dans des dossiers à forte charge symbolique et politique, marqués par de graves accusations de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux. Des infractions qui avaient déjà valu aux deux anciens dignitaires de lourdes poursuites en première instance.
À travers cette session d’appel, la CRIEF entend réexaminer en profondeur des affaires devenues emblématiques de la lutte contre l’impunité et la mauvaise gouvernance. Les enjeux sont de taille, tant pour les accusés que pour une opinion publique en attente de signaux forts sur la reddition des comptes au sommet de l’État.
Outre les dossiers Kassory et Diané, la Chambre des appels est également appelée à se pencher sur plusieurs autres affaires sensibles, portant notamment sur des faits d’abus de confiance, de vol et d’abus de biens sociaux. Autant de dossiers qui traduisent la volonté affichée des autorités judiciaires de resserrer l’étau autour des crimes économiques et financiers, longtemps dénoncés mais rarement sanctionnés.
L’ouverture de ces audiences en appel pourrait ainsi marquer un tournant décisif dans le traitement judiciaire des dossiers issus de l’ancien pouvoir, et confirmer l’ancrage de la CRIEF comme instrument central de la lutte contre la corruption en Guinée.
Par HAWA CAMARA






