Kouria s’est réveillée sous le choc. Deux élèves ont été fauchés par balles mercredi, en pleine rue, alors qu’ils tentaient simplement de rejoindre leurs établissements scolaires. Un drame brutal, survenu dans un contexte explosif marqué par la grève des enseignants et un conflit foncier qui a dégénéré dans la violence.
L’annonce, faite ce jeudi 11 décembre par Mme Assiatou Diallo, responsable adjointe de la DSEE de Kouria, a jeté un froid dans toute la préfecture. Selon ses précisions, les deux adolescents se trouvaient au carrefour de Kouria lorsque des tirs ont retenti. Ils n’ont pas survécu.
Très vite, la situation a viré à la crise. Plusieurs notables, dont un imam, ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête. Une vague d’indignation a immédiatement gagné la population : des barricades ont été dressées, la circulation coupée, et la tension est montée d’un cran.
Pour tenter de contenir la colère, une dizaine de pick-up des forces de sécurité ont été déployés dans la localité. Mais les premières informations recueillies auprès des autorités locales soulèvent une inquiétante hypothèse : les élèves auraient été touchés par des tirs à balles réelles.
Kouria retient son souffle. Entre incompréhension, colère et demande de justice, la localité vit l’un de ses épisodes les plus sombres. Une enquête est attendue pour déterminer qui a tiré… et pourquoi deux enfants ont payé de leur vie un conflit qui ne les concernait pas.
Par A.CAMARA






