La Cour suprême de Guinée n’a rencontré aucun obstacle pour proclamer Mamadi Doumbouya président de la République pour les sept prochaines années. Malgré un léger réajustement du taux de participation qui passe de 80 % à 82 %, le président candidat l’emporte largement dès le premier tour. Avec 4 594 262 voix, soit 86,72 % des suffrages, il confirme ainsi les résultats provisoires publiés par la Direction générale des élections (DGE).
Pourtant, une contestation avait initialement été portée devant la haute juridiction. Abdoulaye Yéro Baldé, candidat de la Frondeg arrivé en deuxième position avec près de 7 % des voix, avait dénoncé une mascarade électorale. Dès le lendemain de l’annonce des résultats provisoires par la DGE, il avait introduit une requête en annulation du scrutin du 28 décembre dernier. Cependant, dans un revirement inattendu, il a adressé peu après et en toute discrétion une lettre de désistement au premier président de la Cour suprême.
Lors de l’audience solennelle consacrée à la proclamation des résultats définitifs, le procureur général, Sidy Souleymane Ndiaye, a rappelé les implications juridiques de cet acte du candidat malheureux : « En matière de procédure, le désistement entraîne la perte d’objets du recours. De manière simple, le recours devient sans objet », a-t-il précisé, invitant la Cour à en prendre acte.
Dans son arrêt, le premier président de la Cour suprême, le Dr Fodé Bangoura, statuant en premier et dernier ressort en matière électorale, a officiellement constaté le désistement du candidat de la Frondeg. En conséquence, la Cour a définitivement validé la victoire de Mamadi Doumbouya, élu président de la République dès le premier tour avec une majorité écrasante de 86,72 %.
Par Lansana YANSANÉ






