Dans le cadre de la lutte acharnée contre l’insécurité qui gangrène certains quartiers sensibles de la capitale guinéenne, les forces de défense et de sécurité ont mené, dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 mai, une vaste opération de ratissage à Bujumbura, dans la zone de Simbaya Gare, une enclave réputée pour être un repaire de criminels.
L’intervention, menée conjointement par la gendarmerie nationale et des unités spécialisées de la police, visait à démanteler plusieurs groupes de malfrats responsables de braquages, vols à main armée, agressions nocturnes, et autres actes de délinquance qui terrorisaient les habitants de la zone.
Selon nos informations, l’opération a été minutieusement planifiée après plusieurs semaines de filature et de collecte de renseignements sur le terrain. À l’aube, les forces de l’ordre ont procédé à des perquisitions ciblées, surprenant plusieurs suspects dans leurs cachettes.
« Nous avons interpellé un groupe d’individus lourdement impliqués dans les violences urbaines qui perturbent la quiétude des citoyens. Plusieurs objets compromettants ont été saisis, dont des armes blanches, des substances illicites, et du matériel électronique de provenance douteuse », a confié un officier de gendarmerie ayant pris part à l’opération.
Les habitants de Bujumbura, lassés par l’insécurité ambiante, ont accueilli avec soulagement cette opération musclée. Certains riverains n’ont pas caché leur satisfaction, affirmant qu’il était temps que l’État impose l’ordre dans un secteur souvent abandonné à lui-même.
« Ces jeunes semaient la terreur dans le quartier. La nuit, on ne pouvait plus sortir. On espère que cette intervention va marquer un tournant », a témoigné une résidente de Simbaya Gare.
Les personnes arrêtées seront présentées devant les juridictions compétentes, tandis que l’enquête se poursuit pour remonter la filière et identifier d’éventuels complices ou commanditaires.
Cette action s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des zones à risque de Conakry, impulsée par le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, qui a récemment annoncé une tolérance zéro envers les bandes criminelles.
En attendant, les habitants de Bujumbura retrouvent peu à peu espoir, avec l’espoir que cette offensive des forces de l’ordre marque le début d’une ère nouvelle de sécurité et de paix durable dans leur quartier.
Par O.B






