Parmi les actes les plus dommageables en politique, la trahison interne reste la plus destructrice. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui au sein de l’UFDG ne relève ni du malentendu ni de l’imprévu. Il s’agit d’un sabotage méthodique, orchestré avec préméditation par Cellou Dalein Diallo et un cercle restreint de fidèles, au mépris total des attentes des militants.
Pendant que la communication du parti martelait que le congrès aurait bien lieu, la direction savait pertinemment que la décision de justice ordonnant la réintégration d’Ousmane Gaoual Diallo, si elle n’était pas appliquée, compromettait tout le processus. Et pourtant, rien n’a été fait. Aucune initiative, aucun déblocage de fonds. Une passivité complice masquant une réalité amère : le congrès était voué à l’échec dès le départ, mais on a préféré laisser les militants dépenser temps et argent pour une illusion.
Dans les coulisses, les tensions internes atteignaient un niveau critique. Le Conseil politique était fracturé, le Bureau exécutif rongé par des rivalités, et le Comité national des jeunes réduit à un champ de bataille entre clans. La situation a dégénéré au point où certains cadres ont failli en venir aux mains.
Des figures comme Elhadj Ibrahima de Dabola, collecteur improvisé, faisaient la tournée des marchés pour financer un congrès déjà enterré en haut lieu. Pendant ce temps, Bano Sow, vice-président chargé des questions politiques, tentait de s’imposer comme futur secrétaire général en dépouillant les autres vice-présidents de leurs prérogatives, provoquant un vif rejet. Dans ce climat de tensions, les ambitions personnelles se multipliaient : Souleymane Souza, Ismaël Doukouré, Mamadou Alpha Barry, Maïmouna Bah Maiikadidja, Hadiatou Djinkan Diallo… tous briguaient un poste de vice-président.
Et au sommet de ce théâtre d’ambitions, Halimatou Dalein,épouse du président du parti, était discrètement pressentie pour lui succéder. Une perspective qui a hérissé les figures historiques comme Fodé Oussou Fofana et Kalémodou Yansané, inquiets d’une dérive monarchique.
Cette gestion opaque, clanique et mensongère a brisé la confiance. Ce congrès devait être un tournant démocratique. Il a révélé une volonté d’accaparement du pouvoir, un déni de vérité et une trahison assumée des militants.
Aujourd’hui, le parti est divisé, humilié et fragilisé, non pas par des adversaires extérieurs, mais par ceux qui étaient censés le guider. Le mensonge ne peut plus tenir lieu de stratégie. Le temps des illusions est terminé.
Il est urgent de restaurer l’intégrité, de redonner la parole aux militants et d’exiger des comptes. Un parti ne peut être bâti sur la ruse et le silence. Il doit l’être sur la vérité, la justice, et la volonté commune de servir.
Ousmane Tanou DIALLO
Bureau Fédéral UFDG-France






