CONAKRY — Face à la flambée des vols violents à Conakry, la Direction générale de la Police nationale (DGPN) a frappé un grand coup. Ce vendredi 21 novembre 2025, la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) a présenté dix présumés malfaiteurs interpellés pour vol aggravé, vol à l’arraché, association de malfaiteurs et recel.
Depuis plusieurs semaines, les axes Kissosso–Wanindara et Lambanyi–Yattayah sont devenus les épicentres d’une insécurité alarmante, marquée par des agressions parfois mortelles. « La situation était devenue intenable », confie la capitaine Rama Baldé, porte-parole de la DGPN.
Sous l’impulsion de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), des équipes mixtes de la Police nationale ont mené une série d’opérations nocturnes visant à traquer et neutraliser les auteurs de ces attaques. Résultat : plusieurs suspects ont été arrêtés, rejoints ensuite par six autres individus appréhendés par les Brigades de répression du banditisme (BRB n°1 et n°2).
Au cœur de ce réseau figure Amadou Diaby, alias « 44 », chauffeur de profession mais braqueur présumé à ses heures. Devant les enquêteurs, il décrit un modus operandi redoutable : piéger des motards, les attirer dans des zones isolées, puis les dépouiller avec l’aide de complices armés. Parmi eux, Ousmane dit “Ouste”, Sow Mamou dit “88”, un sergent toujours en fuite, ainsi que deux receleurs présumés, Kindy et Mohamed Kalabane.
Pour la capitaine Baldé, le message est clair : « La lutte contre le banditisme se poursuit et aucun criminel n’échappera à la traque ».
Les suspects restent en garde à vue, en attendant leur présentation devant le procureur du tribunal de première instance de Dixinn.
Par M. DIALLO






