38 grammes de cocaïne, 40 boules de crack et deux jeunes trafiquants présumés : les services spéciaux ont frappé un nouveau coup dans la nuit du 30 juillet à Camayenne. L’opération s’inscrit dans la guerre déclarée contre la drogue en Guinée.
Dans le cadre de l’opération Épervier, déployée pour enrayer la circulation des drogues dures dans le pays, les services spéciaux de lutte contre le crime organisé ont interpellé deux jeunes guinéens dans la nuit du 30 juillet 2025, aux environs de 22 heures. Amadou Baïdy Chérif et Amadou Camara ont été arrêtés dans un coin discret du secteur Paillote, à Camayenne, alors qu’ils détenaient plusieurs doses de substances illicites.
Une fouille sur place a permis de saisir plusieurs boulettes de cocaïne et de crack. Les investigations ont ensuite conduit les agents vers un lieu de stockage supplémentaire.
« Lors de l’arrestation, quelques doses ont été retrouvées sur eux. Mais après interrogatoire, ils ont conduit les agents vers une chambre où le reste de la marchandise était caché », a expliqué le commissaire principal Foromo Soropogui, porte-parole des services spéciaux.
Au total, les agents ont récupéré 40 boules de crack et 9 boules de cocaïne, pour un poids total de 38 grammes. L’un des suspects, Amadou Baïdy Chérif, a reconnu avoir intégré le trafic depuis deux mois. Il se chargeait de la vente directe des produits. Son complice, Amadou Camara, a quant à lui avoué avoir facilité les échanges entre le vendeur et les consommateurs.
Le commissaire Soropogui a tenu à alerter sur la dangerosité des produits saisis, notamment le crack, qui fait des ravages silencieux dans les quartiers urbains.
« Le crack est un dérivé de la cocaïne, mélangé à des produits chimiques. C’est une drogue puissante et destructrice. Une seule boule peut se vendre jusqu’à un million de francs guinéens », a-t-il précisé.
Lors de la présentation des suspects à la presse, ce vendredi 1er août, l’un d’eux, visiblement abattu, a tenté de se dédouaner :
« C’est un ami qui m’a poussé à faire ça. Je n’ai commencé que depuis deux mois… Ce soir-là, j’étais chez moi quand j’ai entendu mon nom crié dehors. J’ai ouvert la porte, et ils m’ont arrêté. »
L’opération s’inscrit dans une dynamique nationale, alors que les autorités guinéennes ont pour ambition d’éradiquer le trafic de drogue d’ici 2026. L’opération Épervier, menée en plusieurs phases, cible en priorité les zones urbaines où les réseaux de trafic exploitent la vulnérabilité des jeunes.
Les services spéciaux annoncent d’autres descentes dans les prochains jours, avec un objectif clair : zéro tolérance pour les trafiquants et les consommateurs de drogues dures.
Par nimba224.com






