L’ex-premier ministre Cellou Dalein Diallo a exposé les motifs du conflit qui l’oppose au CNRD (Comité National du Rassemblement pour le Développement), qu’il avait initialement soutenu lors de son arrivée au pouvoir en septembre 2021. Le leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a mis en avant deux raisons principales : la violation des droits humains et le non-respect des engagements pris par le général Mamadi Doumbouya.
Violation des droits humains et liberté d’expression
“Pourquoi sommes-nous en conflit avec le CNRD ? Il est essentiel de le souligner”, a déclaré Cellou Dalein Diallo. “Nous nous opposons aux disparitions forcées… Plusieurs radios critiques ont été fermées, mettant ainsi en danger la liberté d’expression. Nous exigeons la libération des personnes disparues et un retour à la liberté de la presse”, a-t-il ajouté. Il a également rappelé que bien que la charte de la transition rédigée par la junte garantissait les droits humains et les libertés, ces derniers ne sont, dans la pratique, pas respectés.
Le respect de la parole donnée
S’exprimant à Dakar devant des responsables locaux de son parti, Cellou Dalein Diallo a également évoqué les engagements pris par le président Doumbouya lors de la prise de pouvoir. Selon lui, le respect des engagements et des serments est primordial. “Lorsque vous jurez librement devant la Cour Suprême, devant l’opinion nationale et internationale, vous devez respecter votre parole”, a-t-il souligné. “Nous avons toujours soutenu la charte de la transition que la junte nous a imposée, mais aujourd’hui, ceux qui nous gouvernent sont contre nous, cherchent à détruire notre réputation et à miner notre dignité”, a ajouté le leader de l’UFDG.
Le débat sur la candidature de Doumbouya
En réponse à la montée en puissance des mouvements de soutien à la candidature du général Doumbouya, Cellou Dalein Diallo a exprimé son désaveu. “Actuellement, tout le monde semble dire que Doumbouya est l’homme providentiel, qu’il doit être candidat, alors qu’il a publiquement juré qu’il ne le ferait pas”, a-t-il déclaré. “Si nous ne respectons pas la parole donnée aujourd’hui, comment pourrions-nous la respecter une fois élus ?”, a-t-il insisté. Il a réaffirmé que le peuple de Guinée doit avoir la liberté de choisir ses dirigeants.
Des élections libres et transparentes
Cellou Dalein Diallo a réaffirmé son souhait de voir la Guinée organiser des élections libres, transparentes et inclusives. “Nous voulons que le peuple de Guinée ait le droit et la liberté de choisir ses dirigeants. C’est ce qui est écrit dans la charte”, a-t-il ajouté. “Ici, au Sénégal, même s’il y a beaucoup de débats, c’est toujours le peuple qui choisit. Nous voulons que cela soit pareil en Guinée, où chaque acteur politique défend son programme, mène sa campagne, mais c’est le peuple qui choisit.”
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