Le top départ de l’examen d’entrée en 7e année, session 2024-2025, a été donné ce jeudi 12 juin 2025 sur toute l’étendue du territoire national. À Kaloum, c’est l’école primaire Tombo qui a servi de cadre au lancement officiel, placé sous la supervision directe du ministre de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Jean Paul Cédy, entouré de plusieurs cadres de son département.

Dans une atmosphère marquée par la concentration et l’enthousiasme des candidats, le ministre a saisi l’occasion pour délivrer un message à forte portée symbolique et morale.
« Le message pour tout le monde, y compris les élèves, c’est de se faire confiance », a déclaré Jean Paul Cédy, en appelant les candidats à faire preuve de calme, de concentration et de responsabilité, tout en les mettant en garde contre toute forme de tricherie ou de fraude.

Le ministre a également interpellé les enseignants et encadreurs, qu’il considère comme les piliers du système éducatif. Dans un discours franc et engagé, il a appelé à un sursaut éthique et professionnel.
« Nous ne voulons pas que les fossoyeurs de l’éducation guinéenne soient les enseignants eux-mêmes. Chacun doit retrouver et assumer pleinement ses prérogatives pour garantir une école digne et respectée. »
Jean Paul Cédy a ainsi lancé un appel fort à la responsabilisation de tous les acteurs éducatifs, soulignant que la réussite du système dépend d’un engagement collectif et durable.

Sur le plan national, 313 283 candidats sont engagés dans les épreuves du Certificat d’Études Élémentaires (CEE), répartis dans 1 497 centres d’examen. Dans la seule commune de Kaloum, 1 605 élèves, dont 807 filles, composent dans 55 salles.
Le slogan “Tolérance zéro”, instauré depuis plusieurs années, reste de rigueur cette année encore, dans le but de préserver l’intégrité et la crédibilité des examens nationaux.
Ce lancement officiel à Kaloum a également permis de réaffirmer la volonté du gouvernement de faire de l’éducation un levier de transformation sociale et de développement, dans un contexte de refondation de l’État.
Par Ousmane Bangoura






