
Près de deux mois après son incarcération, Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), voit sa défense redoubler d’efforts pour obtenir sa libération. Condamné en janvier 2025 à deux ans de prison pour « offense » à l’encontre du président Mamadi Doumbouya, l’opposant politique purge actuellement sa peine à la maison centrale de Conakry. Cette affaire, largement critiquée par ses soutiens, mobilise désormais les instances juridiques internationales.
Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 13 février 2025, Maître Pépé Lamah, avocat d’Aliou Bah, a annoncé une nouvelle étape dans le combat juridique. En plus de l’appel introduit auprès de la Cour d’appel de Conakry, le collectif d’avocats a déposé une plainte auprès de la Cour de justice de la CEDEAO, accompagnée d’une demande de traitement accéléré.
« Au regard des violations manifestes qui ont marqué cette procédure, nous avons saisi la Cour de justice de la CEDEAO avec une demande d’examen urgent. L’État guinéen a déjà reçu notification de cette plainte », a déclaré Maître Lamah.
Aliou Bah, reconnu coupable pour des propos jugés offensants envers le chef de l’État, attend désormais l’issue de ces recours. Ses avocats dénoncent une détention qu’ils jugent arbitraire et une violation flagrante des droits de l’homme.
L’affaire pourrait connaître un tournant décisif si la Cour de la CEDEAO conclut à l’illégalité de la condamnation. Une telle décision aurait des répercussions importantes, non seulement pour le leader politique, mais aussi pour l’image de la justice guinéenne. Les prochains développements dépendront des actions menées par les avocats et des réponses des autorités nationales et internationales.
Par Bangoura Ousmane






