CONAKRY — Face aux défis liés à la protection des droits fondamentaux et à l’efficacité de la justice, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahim Sory II Tounkara, veut renforcer les capacités des acteurs de la chaîne pénale. Un atelier consacré aux droits humains, à la protection des victimes et des témoins ainsi qu’à la lutte contre les discours de haine et l’incitation à la violence a été lancé ce lundi 17 août 2026.
Renforcer la chaîne pénale pour mieux protéger les droits. C’est l’ambition affichée par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme à travers un nouvel atelier de formation destiné aux principaux acteurs du système judiciaire et pénitentiaire.
Présidée par le Garde des Sceaux, Ibrahim Sory II Tounkara, la cérémonie d’ouverture de cette rencontre s’est tenue ce lundi 17 août 2026, dans le cadre du Projet d’appui à la promotion et à la protection des droits de l’Homme pour la consolidation de la paix en Guinée.
L’objectif affiché est de renforcer les compétences des professionnels intervenant tout au long de la chaîne pénale afin de garantir une meilleure prise en compte des droits fondamentaux dans les procédures judiciaires et pénitentiaires.
Les participants sont notamment appelés à approfondir leurs connaissances et leurs pratiques en matière de protection des droits de l’Homme, de prise en charge et de protection des victimes et des témoins.
L’atelier s’intéresse également à un autre enjeu particulièrement sensible : la prévention et la répression des discours de haine ainsi que de l’incitation à la violence.
Une approche qui entend placer la protection des personnes et la prévention des tensions au cœur de l’action judiciaire.
Mis en œuvre sous la conduite du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, à travers la Direction nationale des Droits de l’Homme, le programme bénéficie de l’appui du PNUD, d’ONU Droits de l’homme et de l’UNICEF.
Son financement est assuré par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix.
À travers ce partenariat, les autorités judiciaires veulent inscrire le renforcement des capacités dans une démarche plus large de consolidation de l’État de droit et d’amélioration de la qualité de la justice en Guinée.
Au-delà de la formation technique, cette initiative traduit la volonté du département de la Justice de renforcer les pratiques professionnelles et de promouvoir une justice davantage centrée sur le respect des droits fondamentaux.
L’enjeu est désormais de transformer les connaissances acquises en pratiques concrètes, aussi bien dans les tribunaux que dans les établissements pénitentiaires et auprès de l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne pénale.
Avec cet atelier, le ministère réaffirme ainsi son ambition : construire une justice plus efficace, plus équitable et surtout plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes.
Par nimba224.com






