CONAKRY — Le message du ministre de l’Environnement et du Développement durable est sans ambiguïté : les entreprises, notamment minières, devront se conformer strictement aux exigences environnementales. À l’occasion de la réunion hebdomadaire du Cabinet, Fassou Théa a affiché une ligne ferme, entre reboisement, protection des citoyens, embellissement urbain et lutte contre les déchets plastiques.
Le ton se durcit au ministère de l’Environnement et du Développement durable. Réuni ce lundi 17 août à Conakry, le Cabinet, sous la présidence du ministre Fassou Théa, a placé la question du respect des normes écologiques au cœur de ses travaux.
Au-delà du suivi des activités du département, la réunion a permis de fixer plusieurs priorités : accélérer le reboisement, renforcer l’embellissement du Grand Conakry, anticiper l’interdiction des emballages plastiques à usage unique et mieux protéger les populations affectées par certains projets.
Parmi les dossiers examinés figure la campagne de reboisement engagée par Nimba Mining Company sur une superficie de 50 hectares.
Le ministre s’est félicité de cette initiative, tout en rappelant que les opérateurs miniers ne sauraient dissocier leurs activités économiques de leurs responsabilités environnementales.
Le message est clair : le développement minier doit aller de pair avec le respect strict des normes écologiques et des engagements environnementaux.
Autre priorité affichée : l’embellissement urbain.
La Direction nationale des Forêts et de la Faune a élaboré un plan d’action destiné à renforcer le reboisement le long des principales artères du Grand Conakry.
L’objectif est de donner davantage de place au couvert végétal dans l’espace urbain, tout en contribuant à améliorer le cadre de vie des populations.
Le calendrier environnemental se précise également sur la question des emballages plastiques.
Des concertations techniques sont actuellement menées en prélude à l’entrée en vigueur, le 21 septembre 2026, du décret portant interdiction des emballages plastiques à usage unique.
Une échéance qui devrait marquer un tournant dans la politique de lutte contre la pollution plastique en Guinée.
La protection des citoyens figure également parmi les priorités évoquées lors de la réunion.
Le ministre a annoncé que le projet de décret relatif au Plan d’Action de Réinstallation et de Compensation (PARC) sera prochainement soumis au Conseil interministériel.
Cette démarche vise à mieux encadrer les mécanismes de réinstallation et de compensation des populations concernées par des projets susceptibles d’affecter leurs conditions de vie.
En clôturant les travaux, Fassou Théa a réaffirmé la ligne qu’il entend imprimer à son département : davantage de contrôle, plus de rigueur et une application effective des normes environnementales.
« La loi n’est pas une option, mais une exigence », a martelé le ministre.
Pour lui, chaque opération de reboisement doit s’inscrire dans une vision plus large : celle d’une exploitation des ressources naturelles responsable, durable et respectueuse des populations.
À travers cette mise au point, le ministère entend ainsi passer d’une logique de sensibilisation à une exigence accrue de conformité : désormais, les engagements environnementaux devront être suivis d’actes.
Par O.B






