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Élections du 31 mai : la DGE passe en mode offensive et verrouille la centralisation des résultats à huit jours du scrutin

CONAKRY – À seulement huit jours des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la machine électorale entre dans sa phase décisive, la Direction Générale des Élections (DGE) accélère la cadence et intensifie les préparatifs autour de l’une des phases les plus sensibles du processus électoral : la centralisation des votes.

Ce vendredi 22 mai, à Conakry, l’institution électorale a lancé un atelier stratégique de formation de deux jours destiné aux formateurs seniors des Commissions administratives de centralisation des votes (CACV), avec pour objectif affiché de sécuriser le traitement des résultats et prévenir toute contestation post-électorale.

Dans un contexte où le double scrutin suscite une forte attente politique et institutionnelle, la DGE entend renforcer les capacités des acteurs appelés à superviser les opérations de réception, de traitement et de totalisation des procès-verbaux issus des bureaux de vote à travers le pays.

Organisée dans un complexe hôtelier de la capitale, cette session réunit magistrats, conseillers juridiques, experts électoraux et représentants d’institutions impliquées dans le processus électoral.

Au cœur des travaux : les mécanismes de centralisation des résultats, la gestion du contentieux électoral, les procédures de proclamation des résultats provisoires ainsi que le cadre juridique régissant les élections législatives et communales.

Pour la DGE, cette étape est cruciale afin d’éviter les dysfonctionnements observés lors de précédentes consultations électorales et garantir un scrutin crédible, transparent et conforme aux exigences légales.

Présidant l’ouverture de l’atelier, la Directrice générale des élections, Mme Camara Djénabou Touré, a insisté sur l’importance stratégique de cette formation dans un contexte inédit pour l’administration électorale guinéenne.

« C’est une première de coupler les élections législatives aux élections communales », a-t-elle rappelé, soulignant la complexité technique d’un double scrutin organisé simultanément sur l’ensemble du territoire national.

Selon elle, cette formation permettra d’outiller les formateurs seniors sur toutes les opérations liées à la centralisation des résultats : depuis la réception des procès-verbaux par les commissions compétentes jusqu’à la totalisation des voix et la proclamation des résultats provisoires par les présidents des CACV.

La patronne de la DGE a également reconnu la nécessité de tirer les leçons des difficultés rencontrées lors des précédents scrutins, notamment dans la gestion des listes électorales et le traitement de certaines procédures contentieuses.

« Nous voulons anticiper les difficultés et renforcer le dialogue avec les juridictions afin que toutes les questions soient réglées avant les opérations électorales », a-t-elle déclaré.

Face aux enjeux du scrutin du 31 mai, les représentants du pouvoir judiciaire ont réaffirmé leur volonté d’accompagner la DGE dans la conduite du processus électoral.

Prenant la parole au nom des participants, Abdoulaye Baldé, conseiller principal du ministre de la Justice, a assuré que les magistrats étaient prêts à collaborer pleinement avec les autorités électorales afin de garantir la réussite de cette phase cruciale.

Même engagement du côté de la Cour suprême. Mamadou Dian Bora Diallo, avocat général près la haute juridiction, a affirmé que l’institution assumera pleinement ses responsabilités pour garantir le bon déroulement des élections.

« Il est important que ce processus soit couronné de succès », a-t-il insisté.

À mesure que l’échéance du 31 mai approche, la pression s’intensifie sur les autorités électorales, appelées à organiser un scrutin transparent et crédible dans un climat politique particulièrement attentif.

Pour la DGE, la bataille de la confiance électorale se joue désormais autant dans l’organisation du vote que dans la capacité à sécuriser la centralisation et la proclamation des résultats.

À Conakry, le message est clair : aucune approximation ne sera tolérée à l’approche du rendez-vous avec les urnes.

 

 

Par nimba224.com

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