CONAKRY – L’horreur se répète à Conakry. Ce jeudi 16 avril 2026, un corps sans vie, atrocement mutilé, a été découvert au petit matin le long des rails de Kakimbo, dans le quartier Dispensaire, non loin du lieu connu sous le nom de « chez Blacky ». Une macabre découverte qui intervient à peine deux jours après un précédent cas au même endroit, plongeant les habitants dans une profonde psychose.
Selon les premières constatations, la victime, un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, présentait des mutilations extrêmes : un bras et une jambe sectionnés, ainsi que des traces évidentes de violences. Des sources locales évoquent un corps abandonné sur les lieux, la victime n’étant pas identifiée comme résidente du quartier.
Alerté aux environs de 7 heures, le chef de quartier de Ratoma Dispensaire, Ousmane Chérif Bangoura, dit avoir immédiatement saisi les autorités compétentes.
« J’ai été informé par un responsable du secteur. J’ai aussitôt prévenu la commune, qui m’a instruit d’alerter la police », a-t-il expliqué.
À son arrivée sur les lieux, le constat est glaçant. « Le corps était allongé, avec des membres sectionnés. Tout porte à croire qu’il a été transporté ici. Ce n’est pas quelqu’un du quartier », a-t-il précisé, indiquant avoir attendu l’arrivée des services spécialisés, notamment le médecin légiste.
Le plus inquiétant reste la répétition des faits. Lundi dernier déjà, un autre corps avait été découvert dans la même zone, dans des conditions encore plus atroces.
« Ce corps était décapité, avec des parties du corps emportées. Il est encore à la morgue de Donka. Deux cas en si peu de temps, au même endroit, c’est extrêmement grave », s’alarme le chef de quartier.
Dans les rues de Kakimbo, l’émotion laisse place à la peur. Journaliste et habitant de la zone, Faly Barry dénonce une situation devenue incontrôlable :
« Ce n’est plus un fait divers. C’est une série. On découvre des corps dans des conditions similaires, sans aucune explication. »
Les habitants pointent du doigt les failles criantes de la zone : absence d’éclairage public, manque d’aménagement et insécurité persistante le long des rails.
« Ces endroits deviennent des zones de non-droit. Il faut agir maintenant », insiste Faly Barry.
Mais au-delà des conditions matérielles, c’est l’absence de résultats judiciaires qui alimente la colère. « Il n’y a pas d’enquête aboutie, pas d’arrestations, pas de communication. On vit dans la peur, sans savoir qui frappe ni pourquoi », déplore-t-il.
Face à cette escalade inquiétante, les habitants appellent à une intervention rapide des autorités sécuritaires et judiciaires. Patrouilles renforcées, éclairage public, enquêtes sérieuses : les attentes sont immenses.
À Kakimbo, une question hante désormais tous les esprits : qui sera le prochain ?
Par nimba224.com






