Coup de tonnerre à la Présidence. Dans un décret lu ce vendredi soir sur les antennes de la télévision nationale, le président de la République Mamadi Doumbouya a procédé au limogeage du directeur de la communication et de l’information de la Présidence (DCI).
Selon le texte officiel, Moussa Condé a été démis de ses fonctions « pour faute lourde ». Une décision soudaine qui intervient dans un contexte marqué par une forte sensibilité autour de la communication institutionnelle.
Dans le même décret, le chef de l’État a nommé Oumar Barry pour assurer la direction de la communication présidentielle. Le nouveau promu n’est pas un inconnu dans la structure : il est présenté comme un cadre déjà rompu aux rouages de la DCI.
Cette décision traduit une volonté claire de reprendre la main sur la communication stratégique de la Présidence, un secteur devenu central dans un contexte politique particulièrement sensible.
Le limogeage de Moussa Condé pour « faute lourde » marque un tournant au sein de l’appareil de communication présidentielle. S’il n’est pas encore précisé publiquement la nature exacte de cette faute, la rapidité du remplacement laisse peu de place au doute : l’exécutif veut tourner la page sans délai.
Un signal fort envoyé depuis le sommet de l’État, qui confirme que la communication officielle reste l’un des leviers les plus stratégiques du pouvoir.
Par M. DIALLO






