Conakry, 2 mars 2026 – Face aux embouteillages chroniques aggravés par les fortes mobilisations liées au Ramadan et au Carême chrétien, la Police nationale de Guinée a lancé un dispositif exceptionnel de régulation du trafic à travers les principaux axes de la capitale.
Objectif affiché : restaurer l’ordre sur les routes et fluidifier durablement la circulation durant cette période sensible.
Dès les premières heures de la journée, d’importants effectifs ont été positionnés aux carrefours névralgiques : Rond-point de la Riviera, marché Niger à Kaloum, Donka, Dixinn Terrasse, Route Le Prince, Autoroute Fidel Castro et Corniche Nord.
Sur l’axe Hamdallaye–Lambanyi, les résultats sont déjà perceptibles. Les conducteurs de tricycles, communément appelés « bombonna », souvent indexés pour des manœuvres dangereuses et des circulations en sens interdit, se conforment désormais davantage aux règles établies.
CMIS en renfort : discipline et tolérance zéro
Le dispositif est appuyé par les Compagnies mobiles d’intervention et de sécurité (CMIS), chargées d’un second niveau de contrôle. Les agents, disposés en jalonnement le long des grandes artères, veillent strictement au respect de la circulation en deux files et interviennent immédiatement en cas d’infraction.
Le message est clair : aucune entorse au code de la route ne sera tolérée.
Chaque année, les périodes de jeûne s’accompagnent d’une intensification du trafic aux heures de rupture et de prière. Cette opération vise à prévenir les embouteillages monstres, réduire les risques d’accidents et garantir des déplacements plus fluides pour les usagers.
Les autorités annoncent le maintien du dispositif tout au long du Ramadan et du Carême chrétien.
À travers cette offensive routière, la Police nationale entend affirmer son autorité et répondre à une exigence croissante des populations : circuler à Conakry sans chaos ni désordre.
Par Hawa CAMARA






