La spirale mortelle se poursuit dans la zone aurifère de Siguiri. Deux orpailleurs ont trouvé la mort, le samedi 24 janvier 2026, dans l’effondrement d’une mine artisanale exploitée clandestinement à Soumbrakolen, district de la sous-préfecture de Doko, situé à une trentaine de kilomètres du centre urbain de Siguiri.
Selon des sources administratives locales, le drame s’est produit dans une ancienne mine abandonnée, régulièrement réinvestie par des chercheurs d’or qui y travaillent de nuit, en dehors de tout cadre légal et sans mesures de sécurité. La fragilité du sol a provoqué un effondrement brutal, ensevelissant mortellement deux personnes.
« C’est une ancienne mine artisanale exploitée clandestinement. La terre a cédé et deux orpailleurs ont perdu la vie », a confirmé un membre du bureau du district.
Aussitôt alertées, les autorités locales et les services de sécurité se sont rendus sur les lieux pour procéder aux constats. Les corps des victimes ont été remis à leurs familles respectives pour inhumation.
Ce nouveau drame aggrave un bilan déjà alarmant dans la préfecture. Huit personnes ont péri en l’espace de trois jours dans des éboulements liés à l’orpaillage artisanal à Siguiri, une situation qui relance avec acuité le débat sur la sécurisation des sites miniers, la lutte contre l’exploitation illégale et la responsabilité des autorités face à une activité aussi lucrative que meurtrière.
Dans cette région fortement dépendante de l’orpaillage, les appels à un encadrement strict et à des mesures urgentes de prévention se multiplient, alors que les mines clandestines continuent de faucher des vies dans l’indifférence générale.
Par F. KEITA






