Le gouvernement n’a plus le droit à l’erreur. Après plusieurs jours de paralysie, de tensions et de scènes de violence dans le secteur de l’éducation, l’exécutif a relancé ce jeudi des négociations décisives avec l’intersyndicale. Une rencontre sous haute pression, alors que les cours restent perturbés dans une grande partie du pays.
Réunis dans la salle de conférence du ministère de la Fonction publique, les syndicats et les représentants de l’État discutent autour du mémorandum déposé depuis plusieurs semaines. Au cœur des revendications :
– la signature immédiate du statut particulier révisé de l’éducation ;
– l’intégration des enseignants contractuels ;
– le déblocage des salaires gelés, point de tension majeur.
Pour montrer sa détermination, le gouvernement a mobilisé du lourd : trois ministres sectoriels ont pris place autour de la table. Alpha Bacar Barry (Enseignement supérieur), Aminata Kaba (Enseignement technique) et Jean-Paul Cedy (MEPU-A) participent personnellement aux pourparlers, accompagnés de Faya François Bourouno, ministre de la Fonction publique, qui dirige les échanges.
Côté syndical, la délégation est quasiment au complet, malgré l’absence remarquée du SNAESURS. Les leaders de l’intersyndicale – Alpha Gassim Barry (FSPE), Michel Pépé Balamou (SNE), Aboubacar Soumah et Kadiatou Bah (SLECG) – entendent maintenir la pression sur le gouvernement.
À moins d’un mois de la présidentielle, l’enjeu dépasse largement le seul cadre éducatif. L’exécutif joue sa crédibilité, la paix sociale et la stabilité politique. Pour éviter un nouveau brasier, il lui faudra convaincre, rassurer et répondre à des revendications qui cristallisent le mécontentement depuis des années.
La balle est désormais dans le camp du gouvernement.
Par nimba224.com






