Conakry, 24 novembre 2025 — Le Ministère de l’Enseignement Pré universitaire a dressé un bilan contrasté de l’année 2025 : des progrès jugés « historiques » sur plusieurs chantiers, mais aussi des défis structurels qui continuent de peser lourdement sur le système éducatif.
Au rang des avancées, le ministère met en avant :
- Le projet « Collectivité des écoles », désormais opérationnel dans 2 200 établissements à travers le pays ;
- La construction de plus de 500 écoles préscolaires, en partenariat avec la Banque mondiale, un record dans le sous-secteur ;
- Le recrutement de plus de 12 000 enseignants, une mesure destinée à combler le déficit chronique d’encadreurs dans le préuniversitaire.
Ces actions, selon le département, constituent une réponse directe à la pression démographique et au besoin croissant d’améliorer l’accès à une éducation de qualité.
Mais derrière ces acquis, des défis de taille subsistent. Le manque d’enseignants qualifiés, les contraintes budgétaires persistantes et la dureté du métier continuent de fragiliser le système. Le statut particulier des enseignants, toujours en attente de signature, reste un dossier explosif.
Le Chef de Cabinet insiste sur l’importance stratégique de ce texte : « Nous avançons. Une médiation est en cours avec l’Inspection générale du Travail et les syndicats pour garantir une mise en œuvre apaisée et durable », a-t-il déclaré, appelant à la responsabilité de tous les acteurs pour éviter de nouvelles crispations sociales.
Malgré des réalisations incontestables, le ministère reconnaît que 2026 sera une année charnière. Entre nécessaire modernisation du système éducatif et attentes sociales élevées, le Préuniversitaire joue une partie essentielle pour la stabilité du secteur.
Par nimba224.com






