Le ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation a fait machine arrière en prolongeant la date de la rentrée scolaire 2025-2026, répondant ainsi à une des revendications de ses partenaires sociaux. Cependant, cette concession ne suffit pas à l’intersyndicale de l’éducation (FSPE-SLECG-SNE) qui, dans un mémorandum déposé au gouvernement ce mardi, a exprimé son mécontentement.
Les syndicats dénoncent un manque d’implication de leur département de tutelle et un dialogue inexistant. Ils estiment que le ministère ne prend pas en compte les défis qui assaillent le système éducatif.
Le mémorandum met en avant plusieurs points de friction, notamment : L’absence d’implication de l’intersyndicale dans la prise de décision sur la rentrée scolaire 2025-2026; Le refus du ministère de créer une commission technique paritaire (gouvernement et syndicats) pour réviser et appliquer le statut particulier des enseignants du pré-universitaire et de la formation professionnelle; Le manque criant d’enseignants dans les écoles; Des retards de paiement, voire le non-paiement, des primes de surveillance des examens nationaux de 2025 pour certains enseignants; Le non-paiement des arriérés de primes des enseignants contractuels qui n’ont pas été reconduits; Le blocage de salaires de certains enseignants depuis 2023; Le non-respect du décret sur les primes de fonction des emplois supérieurs et d’encadrement, ainsi que de la hausse de 25 % sur le salaire indiciaire des enseignants des collectivités locales; La vétusté et le manque d’espace dans les salles de classe des écoles franco-arabes.
Forte de ces observations, l’intersyndicale, après consultation de sa base, exige : Une révision immédiate de la date de la rentrée scolaire 2025-2026;
La mise en place d’une commission technique paritaire pour réviser et appliquer les statuts particuliers de l’enseignement pré-universitaire et technique;
La revalorisation de la valeur monétaire du point d’indice pour les enseignants et les retraités de l’éducation;
Le déblocage immédiat des salaires d’août et de juillet 2025, avec le paiement intégral des primes amputées;
La réouverture de la plateforme FUGAS pour débloquer les salaires des enseignants bloqués depuis décembre 2023;
Le reclassement des enseignants recyclés et de ceux admis aux examens professionnels, leur prise en charge et la poursuite de l’organisation annuelle de ces examens;
L’engagement des enseignants contractuels non reconduits et de ceux de la zone spéciale de Conakry;
L’harmonisation et l’élargissement du paiement des primes d’incitation au personnel d’encadrement;
Le paiement immédiat des 25 % sur le salaire indiciaire des enseignants des collectivités locales;
Le paiement des primes de surveillance des examens nationaux 2025 pour les enseignants concernés;
L’amélioration des infrastructures des écoles franco-arabes.
L’intersyndicale de l’éducation (FSPE, SLECG, SNE), soucieuse de la paix sociale, appelle le gouvernement à prendre des mesures pour satisfaire ces points de revendication.
Voici le mémorandum de l’intersyndicale de l’éducation
Par Lansana Yansané









