Lola – Après Siguiri, la ville de Lola vient à son tour de proscrire la tenue des soirées dites « Dior », un phénomène festif qui prend de l’ampleur dans certains lieux de loisirs mais dont les dérives inquiètent de plus en plus.
Dans une note circulaire publiée ce mercredi, le président de la délégation spéciale de Lola, Benjamin Doré, a annoncé l’interdiction formelle de l’organisation et de la pratique de cette soirée dans sa commune. Selon lui, il s’agit d’une manifestation « à caractère sensuel » qui porte gravement atteinte à la pudeur, aux us et coutumes ainsi qu’aux mœurs de la communauté.
Derrière le vernis d’un simple divertissement, la « soirée Dior » est accusée de favoriser des comportements contraires à nos valeurs sociales et culturelles. Selon plusieurs témoignages, ces rencontres se transforment souvent en scènes de consommation abusive d’alcool et de stupéfiants, mais aussi en pratiques sexuelles déviantes, parfois entre jeunes filles elles-mêmes.
Autant de dérives qui soulèvent de vives préoccupations quant à l’avenir moral et éducatif de la jeunesse, en particulier de la junte féminine, exposée à une déroute sociale et culturelle.
L’interdiction décidée par les autorités locales de Lola, après celle de Siguiri, traduit une prise de conscience des dangers liés à cette tendance. Mais la question demeure : faut-il laisser ces pratiques s’enraciner au risque d’une banalisation, ou agir fermement pour protéger nos valeurs ?
Au-delà des mesures locales, c’est tout l’État qui est interpellé. Le gouvernement est appelé à prendre des décisions drastiques afin de mettre fin à cette dérive et de préserver la jeunesse guinéenne, garante de la relève et de l’avenir du pays.
Voici la note circulaire de la délégation spéciale de Lola
Par Marcel Maomou








