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Un journaliste dépouillé en pleine nuit après avoir été neutralisé au gaz soporifique

N’ZÉRÉKORÉ — La vague d’insécurité qui secoue N’Zérékoré vient de frapper une nouvelle cible de taille : un journaliste bien connu de la région. Dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 août 2025, aux alentours de 2 heures du matin, des malfrats ont pénétré au domicile d’Amara Souza Soumaoro, correspondant régional du site Mediaguinée.org et journaliste à Espace Forêt, dans le quartier Gboyéba.

Le mode opératoire, désormais tristement familier dans la ville, s’est répété avec une précision glaçante : effraction discrète, diffusion de gaz soporifique pour neutraliser les occupants, puis pillage méthodique de la maison.

« Ma femme et moi étions dans un sommeil profond quand ils sont entrés. Ils ont commencé par emporter la télévision du salon, puis sont venus dans notre chambre. Là, ils ont pris mon iPhone 13 Pro Max, le Samsung de ma femme, tous nos bijoux, des vêtements, et de l’argent », raconte la victime, visiblement éprouvée.

Le préjudice est lourd : en plus des effets personnels et appareils électroniques, les cambrioleurs sont repartis avec 35 000 FCFA, 280 000 FG trouvés dans le pantalon de M. Soumaoro, ainsi que plus de 400 000 FG appartenant à son épouse. Les intrus ont fouillé chaque recoin, allant jusqu’à la salle de bain, desserrant toutes les serrures sur leur passage.

Pour ce journaliste habitué à relater les faits divers de la région, l’expérience a un goût amer : « On écrit souvent sur les victimes, mais on ne s’imagine pas être soi-même au centre d’un tel récit. C’est désolant… On met des années à se construire, et en quelques minutes, tout s’envole. »

Au réveil, il découvre trois de ses pantalons jetés sur la véranda — de silencieux témoins du passage des intrus. Alertés, les voisins tentent une recherche dans la nuit, mais les malfaiteurs se sont déjà évanouis dans l’obscurité.

Ce cambriolage n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, N’Zérékoré subit une recrudescence d’attaques nocturnes similaires, caractérisées par l’utilisation de gaz soporifique, des effractions et un dépouillement complet des habitations.

« Mon oncle a vécu la même chose récemment, au quartier commercial. Plusieurs voisins également. Ce n’est plus un hasard, c’est une méthode bien rodée », alerte M. Soumaoro, appelant les autorités à renforcer la sécurité.

Dans un contexte économique difficile, cette perte est d’autant plus lourde à encaisser.

« On se bat chaque jour pour avoir le minimum, et du jour au lendemain, on se retrouve dépouillé. Je m’en remets à Dieu, mais il faut que la sécurité des citoyens soit assurée », conclut-il, conscient que les chances de retrouver ses biens restent minces malgré sa plainte auprès des autorités.

 

Par R. IFONO

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