CONAKRY — La Haute Autorité de la Communication (HAC) hausse le ton. Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 6 août 2025, l’organe de régulation des médias en Guinée met en demeure plusieurs radios privées accusées de détourner l’usage de leurs relais pour en faire des stations de production et de diffusion non autorisées.
« Ces pratiques constituent une violation flagrante des cahiers des charges et des conventions en vigueur », dénonce la HAC.
En clair, un relais radio n’est censé que répéter le signal d’une station-mère dans une zone géographique mal desservie. Or, selon la HAC, certains promoteurs transformeraient ces relais en véritables studios régionaux, diffusant des contenus indépendamment du siège central — un contournement illégal du dispositif réglementaire.
L’autorité de régulation exige un retour à la légalité au plus tard le 31 août 2025. À défaut, elle annonce des sanctions immédiates : fermeture pure et simple des relais incriminés, voire retrait de licence pour récidive.
« Les promoteurs de radios doivent comprendre que la liberté de la presse ne saurait rimer avec l’anarchie. Le respect des règles est le socle de la crédibilité du paysage médiatique », prévient un cadre de la HAC.
Cette mise en garde intervient dans un contexte de reconfiguration du paysage audiovisuel guinéen, où plusieurs radios étendent leurs réseaux sans réelle supervision. L’intervention de la HAC apparaît comme un rappel salutaire à l’ordre, mais aussi comme un test de fermeté pour un régulateur souvent critiqué pour sa tolérance excessive.
Cette sortie musclée de la HAC marque un tournant : les médias audiovisuels sont sommés de choisir entre conformité ou disparition.
nimba224.com







