mercredi, mars 4, 2026
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Manœuvres contre l’État : Comment un ancien ministre des Mines tente de saboter la réforme minière en instrumentalisant le cas Axis Minerals

CONAKRY — Alors que la Guinée s’engage résolument sur la voie de la réforme, certaines voix s’élèvent, à tort, pour discréditer les efforts en cours dans le secteur minier. Le retrait du permis d’exploitation de la société Axis Minerals a récemment servi de prétexte à une série d’attaques orchestrées dans les médias contre l’État, et plus particulièrement contre le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla.

Derrière ces manœuvres, se cache une campagne malveillante conduite en coulisses par un ancien ministre des Mines, également ex-directeur général de la SOGUIPAMI, dont la gestion opaque et les pratiques douteuses dans le secteur sont encore fraîches dans les mémoires. Recyclé dans les réseaux d’influence, cet ancien dignitaire, que la nouvelle gouvernance dérange, tente de déstabiliser l’action gouvernementale à travers une instrumentalisation politique du dossier Axis Minerals.

Depuis 2025, le gouvernement de transition, appuyé par le CNRD, a entrepris une vaste opération de retrait de plus de 300 permis miniers inactifs, dormants ou non conformes. L’objectif est de mettre fin à la spéculation foncière sur les titres miniers et d’exiger des entreprises la concrétisation de leurs engagements contractuels. Cette mesure, loin d’être improvisée, répond aux exigences de bonne gouvernance et de valorisation effective du potentiel minier guinéen.

Axis Minerals n’échappe pas à cette logique. Malgré une production notable en 2024, des irrégularités graves ont été constatées dans l’exécution du cahier des charges. La non-conformité administrative, le non-respect des obligations environnementales et des zones d’exploitation litigieuses ont motivé une décision souveraine de retrait du permis. Contrairement à ce qu’avancent certains articles orientés, le ministère a suivi une procédure réglementaire claire et ouverte à toute voie de recours.

Les articles relayant ce prétendu « scandale Axis Minerals » ne sont pas innocents. Ils s’inscrivent dans une stratégie délibérée de manipulation de l’opinion publique, visant à décrédibiliser les réformes en cours. Ces attaques interviennent à un moment stratégique : en pleine campagne nationale de vulgarisation du projet de nouvelle Constitution. Hasard ? Non. Il s’agit d’un sabotage en règle par des acteurs nostalgiques de l’ancien système, perturbés par la dynamique de rupture et de transparence impulsée par le ministre Bouna Sylla.

En réalité, ce dernier ne fait qu’appliquer la vision du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, qui a placé la réforme du secteur minier au cœur de son projet de refondation. Les résultats parlent d’eux-mêmes : relance du projet Simandou, audits internes, assainissement du cadastre minier, rationalisation des conventions minières, relèvement des exigences fiscales et environnementales. Ces avancées dérangent les anciens réseaux et remettent en cause des intérêts bien ancrés.

L’État guinéen ne saurait être pris en otage par des lobbies déguisés en experts ou par des anciens gestionnaires discrédités. Le retrait du permis de toute entreprise, aussi grande soit-elle, ne doit pas être perçu comme un acte arbitraire, mais comme l’affirmation de la souveraineté nationale sur ses ressources. La transparence, la conformité aux textes et la protection des intérêts de la Guinée ne sont pas négociables.

Ceux qui s’opposent à cette volonté de rupture ne font que défendre un ordre ancien basé sur le favoritisme, les deals occultes et l’impunité. Le peuple guinéen, lui, est désormais témoin de cette transformation courageuse. Le ministre Bouna Sylla, cible de ces attaques médiatiques déguisées, reste fidèle à la mission qui lui a été confiée : rétablir l’ordre, valoriser les ressources minières dans l’intérêt de la nation et lutter contre les pratiques mafieuses d’un autre temps.

Le dossier Axis Minerals ne relève pas d’un abus, mais d’une volonté politique affirmée de nettoyer le secteur. Ceux qui s’en prennent à cette réforme ont peur de perdre leurs privilèges. L’heure est venue de choisir entre le passé de connivence et un avenir de rigueur. La Guinée a fait son choix.

 

Laurent Aurier – Journaliste Indépendant

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