Le très attendu procès en appel de Dr Ibrahima Kourouma et de Mohamed V Sankon devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a tourné court ce mardi 29 juillet 2025. Alors que la chambre des appels devait statuer sur les recours introduits, l’audience a été purement et simplement renvoyée. En cause : l’absence remarquée des avocats de l’Agent Judiciaire de l’État.
Selon le procureur spécial Aly Touré, les conseils de l’État avaient pourtant été régulièrement cités à comparaître, mais n’ont pas daigné se présenter. Une situation qui a contraint la cour à ajourner le dossier au 7 octobre prochain, afin de permettre la citation régulière de la partie civile, principal appelant dans cette affaire.
Un report vivement contesté par la défense, qui y voit une manœuvre dilatoire. Mais pour le parquet spécial, ce renvoi était inévitable.
Pour mémoire, Dr Ibrahima Kourouma, ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, a été condamné le 14 mai 2025 à 4 ans de prison ferme pour enrichissement illicite, avec confiscation de la majorité de ses biens. Son coaccusé, Mohamed V Sankon, ancien Directeur Administratif et Financier du ministère, a quant à lui été relaxé pour délits non constitués.
Ce contretemps judiciaire prolonge donc l’attente autour de ce dossier emblématique de la lutte contre la corruption. Tous les regards sont désormais tournés vers l’audience du 7 octobre, qui pourrait marquer un tournant décisif dans cette affaire à forts enjeux politico-judiciaires.
Par M. Diallo






