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Mourana Soumah : Une boussole de rigueur et de redressement au service de l’économie guinéenne (Par Ousmane Bangoura)

Dans le contexte complexe d’une transition politique à fort enjeu institutionnel, l’économie guinéenne avait besoin d’un capitaine expérimenté, visionnaire et méthodique. À la tête du ministère de l’Économie et des Finances depuis sa nomination par le Président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, Monsieur Mourana Soumah s’impose aujourd’hui comme l’un des piliers techniques les plus constants, discrets mais efficaces du redressement économique du pays.

Cette tribune vise à dresser un bilan non-exhaustif mais structuré des acquis majeurs, des réformes stratégiques et des actes fondateurs posés par ce technocrate rigoureux, au service d’une Guinée en quête de transformation durable.

1. Rétablissement de la crédibilité financière de l’État

L’un des premiers chantiers engagés par Mourana Soumah a été le nettoyage des finances publiques. Sous sa houlette, le ministère s’est attaqué à la réduction du train de vie de l’État, la rationalisation des dépenses publiques et la priorisation des investissements structurants. Cela s’est traduit par :

  • La maîtrise du déficit budgétaire,
  • L’amélioration du niveau de mobilisation des recettes intérieures, notamment grâce à une réforme progressive de l’administration fiscale et douanière,
  • Le réaménagement de la dette publique, avec une orientation marquée vers une dette soutenable et mieux négociée.

En conséquence, la Guinée a retrouvé progressivement la confiance de ses partenaires techniques et financiers, qui saluent aujourd’hui une gestion plus disciplinée et transparente.

2. Modernisation du cadre macroéconomique et budgétaire

Sous la direction de Mourana Soumah, le pays a renforcé son dispositif de planification économique. Cela inclut notamment :

  • L’élaboration et l’implémentation d’un cadre macroéconomique actualisé, en cohérence avec les priorités de la transition,
  • La consolidation du cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) permettant une meilleure projection des finances publiques,
  • L’adoption de mécanismes plus rigoureux de suivi-évaluation des dépenses publiques, en mettant l’accent sur leur efficacité et leur impact.

Ces outils ont permis de garantir une programmation réaliste, favorisant l’alignement des politiques publiques avec les capacités financières réelles de l’État.

3. Digitalisation et transparence dans la gestion publique

Un des faits marquants de la gouvernance de Mourana Soumah est son engagement à numériser et sécuriser les flux financiers de l’État. On note notamment :

  • La généralisation du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP) à tous les ministères sectoriels,
  • La mise en œuvre du Système de gestion de la trésorerie de l’État (ASTER),
  • L’interconnexion des régies financières (DGI, DGD, DNTCP) pour améliorer la traçabilité des recettes.

Ces innovations technologiques participent à la lutte contre la corruption, au renforcement de la redevabilité et à la réduction des fuites de capitaux.

4. Appui à la relance économique et à l’investissement public

Conscient que l’économie réelle souffrait des effets combinés de la pandémie, de la guerre en Ukraine et des tensions internes liées à la transition, Mourana Soumah a piloté une politique budgétaire volontariste pour soutenir la relance économique :

  • Renforcement de l’investissement public productif, notamment dans les infrastructures de base (routes, énergie, hydraulique),
  • Appui budgétaire aux secteurs sociaux essentiels (éducation, santé, protection sociale),
  • Soutien à la structuration du secteur privé, avec la mise en place de mécanismes d’accompagnement pour les PME et la promotion de l’entrepreneuriat local.

5. Dialogue constructif avec les partenaires économiques

Dans un contexte où la Guinée a dû redéfinir ses priorités souveraines, Mourana Soumah a su maintenir un dialogue technique et crédible avec les bailleurs de fonds, tels que :

  • Le FMI (Fonds Monétaire International), avec lequel des négociations sur un nouveau programme sont en cours,
  • La Banque mondiale et la BAD, qui ont renforcé leur soutien aux projets d’infrastructures et de réformes sectorielles,
  • L’Union européenne, qui a poursuivi sa coopération budgétaire avec l’État guinéen.

Cette diplomatie financière, sobre mais efficace, a permis de maintenir les canaux d’appui indispensables à la réalisation des projets structurants du pays.

6. Réformes juridiques et institutionnelles du secteur économique

Enfin, sous son impulsion, plusieurs réformes de fond ont été engagées pour moderniser l’environnement juridique de la politique économique :

  • Réforme de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF),
  • Révision de la politique nationale d’endettement,
  • Renforcement des capacités des institutions de contrôle (Inspection Générale des Finances, Cour des Comptes, etc.),
  • Appui à la création de la Direction Générale du Partenariat Public-Privé (DGPPP), en vue de mieux encadrer les projets d’envergure.

La méthode Mourana Soumah repose sur trois piliers : rigueur, prudence et résultats. Dans un environnement économique souvent instable et exposé aux pressions sociopolitiques, il a su faire preuve de lucidité technique et de sens de l’État. Son parcours illustre qu’on peut gouverner autrement : sans bruit, sans populisme, mais avec méthode et résultats mesurables.

À l’heure où la transition guinéenne cherche à laisser une empreinte historique, les acquis du ministère de l’Économie et des Finances sous la direction de Mourana Soumah doivent être reconnus, consolidés et inscrits dans la durée. Ils constituent une base solide pour l’émergence économique tant attendue par le peuple de Guinée.

 

nimba224.com

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