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Éducation en Colère : Le SNEFAG et l’USECCG s’unissent à l’USTG pour faire front contre l’indifférence de l’État

Conakry – Un tournant syndical majeur vient d’être franchi dans le secteur éducatif guinéen : le Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe de Guinée (SNEFAG) et l’Union Syndicale des Enseignants-Chercheurs et Chercheurs de Guinée (USECCG) ont officiellement rejoint les rangs de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG). Objectif : mutualiser les forces pour porter plus haut leurs revendications face à des autorités accusées de mépris et d’inertie.

Relégués au second plan depuis des années, ces deux syndicats espèrent que leur affiliation à la centrale syndicale la plus représentative du pays leur permettra de sortir de l’ombre et d’imposer leurs voix dans le dialogue social.

Déterminée à mettre fin aux « injustices flagrantes » qui gangrènent l’enseignement supérieur, l’USECCG a présenté à l’USTG un mémorandum de doléances comprenant des revendications jugées urgentes, parmi lesquelles :

  • La reconnaissance officielle de la structure syndicale par les autorités du CRDEG et du MESRSI ;
  • Le reclassement immédiat des enseignants-chercheurs non pris en compte au grade d’Assistant ou d’Attaché de recherche ;
  • L’octroi des primes de logement, transport, documentation, préparation et craie, avec effet rétroactif à mars 2024 ;
  • L’intégration à la fonction publique des contractuels et homologues du MESRSI ;
  • La régularisation des salaires bloqués par un enrôlement biométrique inclusif ;
  • La correction des anomalies administratives et la délivrance accélérée des diplômes ;
  • Et un soutien accru au programme de formation des 1 000 Ph.D et 5 000 Masters.

« Trop c’est trop ! », affirme l’USECCG, qui menace d’engager toutes les actions syndicales légales nécessaires si ses revendications ne sont pas prises en compte dans les plus brefs délais.

Quant au SNEFAG, il dénonce l’abandon structurel d’un sous-secteur pourtant essentiel à l’équilibre éducatif et culturel du pays. En ligne de mire :

  • L’exclusion des élèves franco-arabes du concours du Prytanée militaire ;
  • Le délabrement avancé des infrastructures ;
  • L’oubli systématique des enseignants issus de ce système dans les recrutements publics ;
  • L’absence de formations spécialisées dans les institutions pédagogiques ;
  • Et une aberration territoriale : la région de N’zérékoré ne compte aucun lycée franco-arabe.

« Le silence de l’État est devenu insupportable », a lancé Dr Moustapha Conté, Secrétaire général adjoint du SNEFAG, qui appelle l’USTG à amplifier leur combat.

En réponse, Abdoulaye Sow, président de l’USTG, a assuré que toutes les revendications portées par ses nouvelles fédérations affiliées seront transmises avec fermeté aux autorités compétentes. Il promet de faire de la dignité des enseignants et chercheurs une priorité nationale.

« Il n’y aura plus de syndicat marginalisé dans notre centrale. Ensemble, nous porterons vos voix jusqu’au sommet de l’État », a-t-il martelé.

Avec cette alliance stratégique, les syndicats de l’enseignement envoient un message clair : le temps du mépris est révolu. Place à la reconnaissance, à la justice et à l’égalité de traitement dans tout le système éducatif guinéen.

 

Par nimba224.com

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