Il y a des jours oĂč lâon se demande si certaines dĂ©clarations relĂšvent de la provocation gratuite ou dâun malentendu profond avec les fondamentaux de la science politique. Et puis on lit les propos dâAbdoulaye Bah, pontifiant avec aplomb : «đđ„ đđđźđ Ă©đŻđąđđđ« đ„đ đ đđŹđđąđšđ§ đđ«đđąđđ«đđąđ«đ đđđŹ Ă©đ„đđđđąđšđ§đŹ đ©đđ« đ„âĂđđđ. »
Ah bon ? Depuis quand lâorganisation des Ă©lections par lâĂtat est-elle un acte arbitraire ? Ă moins bien sĂ»r dâavoir Ă©tĂ© diplĂŽmĂ© en politologie sur WhatsApp UniversitĂ©, section complotisme appliquĂ©.
Quâon se le dise : đđđ§đŹ đ„đ đȘđźđđŹđą–đđšđđđ„đąđĂ© đđđŹ đĂ©đŠđšđđ«đđđąđđŹđŠđđđźđ«đđŹ, đâđđŹđ đđđ„ đđ đđąđđ§ đ„âĂđđđ, đđŻđđ đŹđđŹ đąđ§đŹđđąđđźđđąđšđ§đŹđ«Ă©đ©đźđđ„đąđđđąđ§đđŹ, đȘđźđą đšđ«đ đđ§đąđŹđ đ„đđŹ Ăđ„đđđđąđšđ§đŹ. Des Ătats-Unis Ă la France, de lâInde Ă lâAllemagne, ce sont des ministĂšres de lâintĂ©rieur ou des commissions Ă©lectorales nationales đ«đđđđđđĄĂ©đđŹ Ă đ„âĂđđđ qui encadrent le processus Ă©lectoral. Et pourtant, personne ne crie Ă lâarbitraire chaque samedi matin.
La vĂ©ritĂ©, câest que đ„đ đđđđ đđŹđ đźđ§đ đđ«Ă©đđđąđšđ§ đđđ«đąđđđąđ§đ đŹđźđąđ đđ§đđ«đąđŹ, tolĂ©rĂ©e Ă la faveur du fameux Sommet de la Baule, dans un contexte oĂč les coups de ciseaux constitutionnels et les bourrages dâurnes Ă©taient presque des disciplines olympiques. Elle fut une rĂ©ponse circonstancielle, non un modĂšle universel. Dâailleurs, mĂȘme lĂ oĂč elle subsiste, elle nâa jamais Ă©tĂ© une panacĂ©e. Bien souvent, elle a remplacĂ© le soupçon par le chaos, en offrant un théùtre supplĂ©mentaire aux tiraillements partisans.
Et lĂ oĂč cela devient Ă la fois hilarant et inquiĂ©tant, câest que mon grand frĂšre Abdoulaye Bah, qui a fait de beaux jours dans une Belgique Ă monarchie constitutionnelle, pays oĂč lâĂtat organise sans bavure les Ă©lections, semble aujourdâhui dĂ©couvrir quâil existe un lien entre autoritĂ© publique et rĂ©gularitĂ© Ă©lectorale. đ đđźđ–đąđ„ đČ đŻđšđąđ« đ„đđŹ đđđđđđŹ đŹđđđšđ§đđđąđ«đđŹđâđźđ§đ đđ±đđđŹđ đđđŻđđ§đ đ„đ đđšđźđ„đ đđ đ„âđđŹđŹđđŠđđ„Ă©đ đ Ă©đ§Ă©đ«đđ„đđđ đ„âđđ đđ đđ đđ 21 đŁđźđąđ§ ? Le micro, parfois, a des vertus aphrodisiaques sur lâĂ©locution⊠et des effets collatĂ©raux sur le discernement.
Alors, Monsieur Bah, parlez-nous franchement : đȘđźđđŻđšđźđ„đđł–đŻđšđźđŹ đđąđ«đ đ©đđ« âđ đđŹđđąđšđ§ đđ«đđąđđ«đđąđ«đâ đđđŹ Ă©đ„đđđđąđšđ§đŹđ©đđ« đ„âĂđđđ ? Est-ce lâadministration Ă©lectorale qui vous dĂ©range ou bien lâidĂ©e que lâĂtat puisse fonctionner sans que votre camp ne tienne le stylo rouge de la suspicion ?
Il faut avoir la modestie de ses lacunes. Se prĂ©senter en politologue alors quâon confond structure de gouvernance et fantasme dâoppression est une forme de comĂ©die quâaucun amphithéùtre ne saurait pardonner. Les mots ont un sens, et les postures, des consĂ©quences.
Ă trop vouloir dĂ©lĂ©gitimer ce que les grandes nations ont de plus banal, la gestion publique des Ă©lections, on finit par se ridiculiser en attaquant un principe fondamental de lâĂtat moderne.
Et Ă ceux qui confondent impartialitĂ© avec exclusion de lâĂtat, rappelons cette vĂ©ritĂ© Ă©lĂ©mentaire : đđ đ§âđđŹđ đ©đđŹ đ„âĂđđđ đđ§ đŹđšđą đȘđźđą đđ«đąđđĄđ, đđ đŹđšđ§đ đ„đđŹ đĄđšđŠđŠđđŹ đȘđźđą đ„đ đ©đđ«đŻđđ«đđąđŹđŹđđ§đ.Et pour corriger cela, il faut plus de rigueur, pas plus de folklore institutionnel.
đđšđđđĄđąđŠ đđđđ đđđđđđđđđđ
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