La Cour d’appel de Conakry vient de mettre un terme à une bataille judiciaire longue et éprouvante. Dans sa décision rendue ce mardi 17 juin 2025, elle a confirmé le jugement du Tribunal de Première Instance de Kaloum en date du 6 mars 2024 : Tidiane Soumah, PDG des Productions Tidiane World Music, est bel et bien le propriétaire légal de l’espace culturel “Badala”.
Ce verdict marque la fin d’un feuilleton judiciaire entaché de tentatives de récupération illégitime et de manœuvres opaques dans le milieu du showbiz guinéen. Malgré les multiples pressions et les obstacles administratifs, la justice guinéenne a dit le droit, en reconnaissant la légitimité du contrat de Tidiane Soumah, dûment enregistré au Trésor public.
Autre tournant majeur dans ce dossier : un accord à l’amiable a été conclu entre Tidiane Soumah et Foskof Keita, responsable de Katala, sous la médiation de Jean Pierre Koly. Cet accord prévoit la cession complète de l’espace Katala à Tidiane Soumah, renforçant ainsi sa légitimité sur l’intégralité du site de Badala, autrefois attribué à Diste Camara.
Le dossier avait été vicié dès le départ par une faute administrative grave de l’ex-maire de Kaloum, Gassimou Soumah, qui avait signé un contrat contesté malgré l’existence d’un acte légal en cours. Cette erreur a fait perdre plus de cinq ans d’exploitation à Tidiane Soumah. Désormais, cette période injustement arrachée sera ajoutée à la durée restante de son contrat, afin de compenser ce préjudice.
Cette victoire judiciaire est aussi une victoire morale, dans un secteur souvent gangrené par l’injustice, la duplicité et les petits arrangements. Elle prouve que malgré les pratiques déloyales, le droit peut encore triompher en Guinée, et que les artistes et entrepreneurs culturels peuvent se défendre face aux abus.
Un remerciement particulier est adressé à Me Mountaga Kobélé Keïta, avocat de Tidiane Soumah, pour sa constance et sa fidélité dans la défense de ce dossier emblématique.
“Ce combat n’était pas seulement pour moi, mais pour tout le secteur culturel guinéen. La vérité finit toujours par s’imposer”, a réagi Tidiane Soumah, soulagé, après la décision.
Ce dénouement relance l’espoir d’un showbiz plus sain, plus respectueux du droit et des engagements contractuels.
Par Ousmane Bangoura






