Alors que le délai de 90 jours fixé par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) touche à sa fin, le RPG Arc-en-ciel reste inactif quant à sa régularisation administrative. Le parti, suspendu officiellement depuis le 14 mars dernier, risque désormais une dissolution pure et simple. Une situation qui suscite de vives inquiétudes chez ses responsables et militants historiques.
Pourtant, les dirigeants du RPG Arc-en-ciel contestent la légalité de cette suspension. Selon Aboubacar Demba Dansoko, membre influent du bureau politique national, aucune décision formelle ne leur a été notifiée.
« Pour nous, il n’y a jamais eu de suspension. Les activités du parti ont toujours continué. Ce qui s’est passé au siège relève d’une répression injustifiée. Le secrétaire permanent Dr Sékou Condé a été arrêté alors qu’aucun document officiel ne justifiait une interdiction de réunion », dénonce-t-il.
Plus grave encore, les responsables du parti dénoncent une forme de “manipulation politique” visant à affaiblir la formation fondée par l’ancien président Alpha Condé. Dansoko accuse certains individus, extérieurs au noyau dur du parti, de profiter du contexte pour se positionner dans les médias comme porte-voix du RPG, alors même qu’ils n’en sont pas membres statutaires.
« Nous assistons à une récupération opportuniste de l’image du parti par des personnes qui n’ont jamais milité par conviction. Nous faisons aujourd’hui le tri entre les véritables militants, fidèles au combat du RPG, et les anciens profiteurs du pouvoir », insiste-t-il.
Malgré cette posture de résistance, de nombreux observateurs estiment que l’inaction du parti face aux exigences administratives ouvre la voie à une dissolution programmée. À 72 heures de l’échéance, aucun signe concret ne laisse entrevoir une volonté de régularisation.
En toile de fond, la lutte intestine pour le contrôle du RPG Arc-en-ciel semble miner davantage la cohésion interne, au moment où l’avenir du parti se joue à quitte ou double.
En conclusion : L’ultimatum approche. Le RPG survivra-t-il ou entrera-t-il dans l’histoire comme un parti effacé par ses divisions et son immobilisme administratif ?






