En marge de la 3e édition de l’Africa CEO Forum à Abidjan, le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a levé un coin de voile sur le calendrier politique attendu depuis des mois. Sans que cela ne constitue une annonce officielle, il a indiqué que les scrutins présidentiel et législatif pourraient se tenir en décembre 2025.
Face à un parterre d’investisseurs africains et internationaux, Bah Oury a voulu rassurer : « Le 21 septembre 2025, le référendum constitutionnel sera organisé. Et en décembre 2025, auront lieu l’élection présidentielle et l’élection législative », a-t-il déclaré avec assurance.
Cette déclaration intervient alors que l’attente autour du retour à l’ordre constitutionnel devient pressante, aussi bien sur le plan national qu’international. Le Premier ministre, troisième à occuper ce poste depuis le début de la transition, semble vouloir offrir des gages de crédibilité à la communauté économique.
Le Président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, avait déjà balisé la voie lors de son adresse à la nation le 31 décembre 2024, en annonçant que l’année 2025 serait “électorale et décisive” pour le retour à l’ordre constitutionnel. Les propos de Bah Oury viennent donc conforter cette volonté, bien que le ministère de l’administration du territoire ne se soit pas encore officiellement prononcée.
L’annonce du calendrier électoral représente un moment charnière pour la transition guinéenne, dont la réussite est scrutée de près par les partenaires techniques et financiers. Elle soulève également des enjeux majeurs : la finalisation du fichier électoral, l’adoption d’une nouvelle Constitution, la préparation logistique et la sécurisation du processus.
Pour l’heure, ces échéances restent tributaires d’une confirmation officielle et de la mise en œuvre effective des engagements pris. Mais en fixant publiquement l’horizon électoral, Bah Oury engage la transition sur une trajectoire claire, au risque de voir la parole publique mise à l’épreuve des faits.
Le compte à rebours est donc lancé. Reste à savoir si, cette fois-ci, les délais seront tenus.






