Le feuilleton judiciaire autour de l’atteinte présumée à la santé publique, impliquant deux ressortissants maliens et une agence pharmaceutique, se poursuit à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Attendus ce lundi 12 mai 2025 devant la chambre de jugement, les mis en cause ne se sont, une fois de plus, pas présentés à l’audience.
Yamoussa Keita, Lamine Sangaré — tous deux de nationalité malienne — et l’Agence Internationale de Promotion Pharmaceutique (AIPP) sont poursuivis pour atteinte à la santé publique, détention illégale, transfert, importation et vente de produits pharmaceutiques. Mais, comme lors de leur dernière comparution en février, l’affaire a été de nouveau renvoyée.
À l’ouverture de l’audience, Me Adams Salomon Camara, avocat de la défense, a sollicité un report, expliquant que ses clients avaient mal interprété la date de convocation, pensant que l’audience était prévue pour le 19 mai au lieu du 12.
Les prévenus, qui avaient déjà nié les faits lors de l’audience du 19 février dernier, affirment que le camion chargé de produits pharmaceutiques intercepté par les autorités guinéennes était destiné à l’incinération, et non à la commercialisation illicite.
Face à cette nouvelle absence, la Cour a renvoyé le dossier au 26 mai 2025, pour permettre la poursuite des débats, la présentation des pièces à conviction et la comparution de l’AIPP.
L’affaire, sensible en raison de son lien direct avec la santé publique, reste suivie de près par l’opinion, dans un contexte où la lutte contre les médicaments de rue demeure un enjeu majeur pour les autorités sanitaires guinéennes.
Par F. Keita – nimba224.com






