La Cour d’appel de Conakry a ouvert, ce jeudi 10 avril 2025, l’examen du dossier de Moussa Bangoura, alias “Mario”, poursuivi pour tentative de viol sur une nourrice. Marchand de profession, l’accusé est en détention préventive depuis le 21 août 2019. Condamné en première instance à dix ans de réclusion criminelle par le Tribunal de Mafanco, il a fait appel de cette décision, jugée « excessive » par sa défense.
Les faits remontent à une nuit trouble dans le quartier Lansanaya, commune de Tombolia. La victime, une nourrice, se rendait en urgence à l’hôpital avec son enfant malade lorsqu’elle croisa l’accusé aux environs de 2 heures du matin. Selon le récit, Moussa Bangoura aurait tenté d’abuser d’elle, lui proposant une somme de 100 000 francs guinéens en échange d’un rapport sexuel. Face au refus de la jeune femme, il aurait insisté, l’obligeant à fuir précipitamment, abandonnant temporairement son enfant sur place.
Arrêté peu après les faits, l’accusé avait été jugé et condamné pour tentative de viol. Ce jeudi, devant la Cour d’appel, il a reconnu les faits, tout en exprimant ses regrets :
« Ce jour-là, je revenais d’une boîte de nuit. J’ai rencontré cette femme à 2 heures du matin. Elle se rendait à l’hôpital avec son enfant malade. Je lui ai proposé 100 000 francs pour coucher avec elle. Elle a crié et s’est enfuie, laissant l’enfant. Elle n’a pas été brutalisée, je n’ai pas usé de violence physique. Mais j’ai mal agi, et je le regrette profondément », a déclaré Moussa Bangoura face au juge audiencier Sékouba Condé.
De son côté, la défense a plaidé pour la clémence de la Cour, estimant la peine de 10 ans disproportionnée, au regard du contexte et du comportement de l’accusé qui, selon elle, a coopéré et exprimé des remords.
La Cour a décidé de clore les débats et de renvoyer l’affaire au 24 avril 2025, date à laquelle interviendront les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense. Une décision finale sur le sort de Moussa Bangoura pourrait alors être rendue.
Par M. Diallo






