La récente annonce de la baisse des prix des denrées de première nécessité par le groupe CIAO, dirigé par l’homme d’affaires libano-guinéen Houssein Dakhlala, suscite des réactions. L’activiste N’Bany Sidibé estime que la méthodologie adoptée ne profite ni aux consommateurs ni à l’État, appelant à un changement d’approche.
Selon lui, la réduction des prix au niveau des grossistes ne garantit pas une réelle baisse pour les consommateurs finaux. Il plaide pour une action ciblée sur les prix pratiqués par les détaillants.
« Nous suivons les annonces du groupe CIAO sur la baisse des prix pour les grossistes. Si ces initiatives peuvent sembler positives, elles ne se traduisent pas par un allègement du coût de la vie pour les citoyens. Ce sont les prix des détaillants qui doivent baisser. Chaque fois que les prix des grossistes diminuent, cela n’a pas d’impact concret sur le marché. Cette situation engendre non seulement des pertes pour l’État, mais aussi pour les consommateurs. La démarche actuelle n’est donc pas efficace. Il est important de rappeler que l’État subventionne le riz à hauteur de 100 dollars par tonne importée », a déclaré N’Bany Sidibé au micro de nimba224.com.
Cette critique relance le débat sur l’efficacité des stratégies de régulation des prix et soulève la question de leur impact réel sur le pouvoir d’achat des Guinéens.
Par Ousmane Bangoura






