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Récupération des domaines de l’État : « Nous ne le faisons ni pour nous, ni pour la famille du Chef de l’État » (Mory Condé)

Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, Mory Condé, a apporté des clarifications ce vendredi 21 mars 2025 sur le processus de récupération des domaines de l’État illégalement occupés. Il a affirmé que cette initiative ne vise aucun intérêt personnel, ni pour les membres du gouvernement, ni pour le Chef de l’État et sa famille, mais uniquement l’intérêt général de la Guinée.

« Les efforts que nous déployons chaque jour pour récupérer les domaines spoliés de l’État ne sont ni pour nos familles, ni pour la famille du Chef de l’État, ni pour les membres du gouvernement. Nous le faisons exclusivement pour le peuple de Guinée. Il est essentiel que chacun prenne conscience de l’importance de cette mission afin de préserver un héritage pour les générations futures. Aujourd’hui, nous disposons de financements pour construire des centres de santé, des écoles et des espaces de loisirs, que ce soit à Kaloum, à Kobaya ou encore à Dubréka, mais nous manquons de domaines pour les réaliser. »

Un État contraint d’acheter ses propres terres

Le ministre déplore la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’État guinéen, contraint d’acquérir des terrains qui lui appartenaient initialement pour répondre aux besoins de la population.

« Nous sommes aujourd’hui obligés d’acheter des terrains pour construire des écoles, des centres de santé et d’autres infrastructures essentielles. Cela est dû aux nombreuses cessions irrégulières opérées par certains agents de l’État par le passé. »

Mory Condé a pris pour exemple la zone de Tanènè, où l’État disposait autrefois de 400 hectares de terres, mais où il ne lui en reste aujourd’hui qu’à peine 100.

Un combat pour rompre avec un cycle de prédation

Pour le ministre, il est impératif de mettre fin aux pratiques qui fragilisent le patrimoine foncier de l’État et freinent le développement du pays.

« Si, à chaque alternance, plus d’un quart du budget national doit être consacré à réparer les préjudices causés à l’État, nous resterons enfermés dans un cycle perpétuel de recommencement. »

Ces déclarations ont été faites en marge du lancement des travaux d’une cité résidentielle de haut standing dans le quartier de Kipé, un projet qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de moderniser l’urbanisme guinéen tout en veillant à une gestion plus rigoureuse des terres publiques.

L’État guinéen entend ainsi poursuivre sa politique de récupération des domaines publics spoliés, malgré les résistances et les contestations.

Par nimba224.com

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