
Une mission du Fonds Monétaire International (FMI) séjourne actuellement à Conakry dans le cadre des négociations avec le Gouvernement guinéen pour la mise en place d’un nouveau programme économique et financier, soutenu par la Facilité Élargie de Crédit (FEC).
Dirigée par Pilar Garcia Martinez, la délégation du FMI a multiplié les rencontres avec les hauts responsables de l’Exécutif guinéen afin de définir les conditions préalables à la conclusion de cet accord.
Des conditions strictes posées par le FMI
Les discussions entre le FMI et les autorités guinéennes s’articulent autour de plusieurs réformes essentielles que la Guinée doit entreprendre avant de bénéficier du programme souhaité. Parmi ces exigences figurent :
• L’application d’un prix de référence pour la bauxite, afin d’assurer une meilleure transparence et une juste répartition des revenus miniers ;
• L’établissement d’un calendrier précis pour le recouvrement des dettes fiscales, permettant d’améliorer la mobilisation des ressources internes ;
• Une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques, afin d’optimiser l’utilisation des fonds de l’État et de garantir la viabilité budgétaire.
Un programme triennal en perspective
Les autorités guinéennes espèrent que ces négociations aboutiront à un programme triennal, ouvrant la voie à une facilité élargie de crédit qui permettrait de renforcer l’équilibre macroéconomique du pays.
Selon Mourana Soumah, ministre de l’Économie et des Finances, ce programme intègrera également des aspects environnementaux et favorisera l’accès de la Guinée à des financements liés à la résilience et à la durabilité.
« Ce programme inclura des critères environnementaux, facilitant ainsi un appui dans le cadre de la Facilité de Résilience et de Durabilité. Il permettra également d’accéder à des décaissements significatifs en soutien aux efforts de stabilisation de la balance des paiements. »

Le FMI insiste sur des réformes structurelles
De son côté, Pilar Garcia Martinez, cheffe de mission du FMI, a rappelé que l’institution de Bretton Woods est présente en Guinée pour accompagner les réformes demandées par le gouvernement :
« Nous sommes ici pour poursuivre les négociations autour du programme de soutien sollicité par les autorités guinéennes, mais aussi pour les accompagner dans la mise en œuvre de leur agenda de réformes. »
Un accord attendu avant la fin de la mission
Ces discussions interviennent à la demande du gouvernement guinéen, dans un contexte de restructuration des finances publiques et d’optimisation des recettes fiscales. La mission du FMI s’achèvera le 26 février, et les résultats des négociations détermineront la capacité de la Guinée à accéder aux financements nécessaires pour soutenir sa croissance économique et stabiliser son économie.
Les autorités devront ainsi démontrer leur engagement à répondre aux exigences du FMI pour espérer bénéficier du soutien financier international et renforcer la stabilité économique du pays.
Par nimba224.com






